ACFAS 2016 - Montréal

Gilles Gauthier - Université Laval  et Dany Rondeau - Université de Québec à Rimouski ont organisé un colloque les 9 et 10 mai 2016 sur le thème :

ce que l'éthique fait à la communication,

ce que la communication fait à l'éthique

 

L'ACFAS était invitée de l'université de l'UQAM. Notre communication portait sur :

 

De l'entropie communicationnelle à la pluralité morale

Résu

 

Faisons deux hypothèses :

1. La fusion de la communication et de l’éthique réalise la confusion et l’entropie générale.

2. Leur fertilisation réalise la distinction jusqu’à l’émergence de la pluralité morale.

 

Dans le dialogue rationnel le débat public construit jusqu’à modifier la position des acteurs du débat. La règle détermine la conclusion en vertu de sa convention. Mais, si la considération égale est la règle et la tolérance son principe, ce type de débat détermine l’éthique, la méthode ordonnant le résultat par conciliation des points de vue. L’entropie résulte de cette règle émancipatrice de toutes morales. C'est pourquoi l’interpellation des pratiques jusqu’à l’injonction faite de participer au débat révèle une politique du contrôle social imposant sa norme entropique. Celle-ci induit la phobie de la pluralité, l’individualisme régnant en maître

Mais cette illusion communicationnelle prédispose à un autre temps et d'une hypothèse où communication et éthique se fertilisent.Cette fertilisation annonce la pluralité. Si la communication consiste en des relations humaines ; elle met en commun l’expérience morale. L’homme partage sa métis,  son intelligence tournée vers l'action, cherchant la voie dans des situations complexes. Elle produit des alternatives à l’entropie généralisée.   

 

Pourquoi interdire de se gouverner avec les siens selon sa conscience et ses croyances en transmettant le secret de ses mœurs et d’une vie sans avoir à s’en justifier ? Cette création de nouvelles sociétés libres foisonne en dehors du débat public dans des aspirations collectives à la liberté de groupes humains.

 

Nous sommes dans un temps où nous changeons d’hypothèse et où il existe un après le temps des normes.